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 Maurice Ohana

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Jean-Michel
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MessageSujet: Maurice Ohana   Ven 9 Oct - 23:20

Maurice Ohana
(Casablanca 1913 – Paris 1992 )

Initié par sa mère au cante jondo espagnol, il entend aussi les improvisations des musiciens berbères au Maroc, ce qui l'influencera durablement. Après avoir reçu un début de formation musicale à Barcelone (1927-1931), il étudie l'architecture, en même temps que le piano, le contrepoint et l'harmonie. Après la guerre, il devient l'élève et l'ami du compositeur Alfredo Casella et découvre la jeune école italienne. De retour à Paris en 1946, il participe à la fondation du groupe « Zodiaque » qui se défend la liberté de langage contre toutes les « tyrannies artistiques », en particulier la musique sérielle. C'est dans cet esprit d'indépendance qu'est créée en 1950 une de ses œuvres majeures, le Llanto por Ignacio Sánchez Mejías, influencé à la fois par Manuel de Falla et le cante jondo espagnol. Il poursuit son langage personnel, notamment dans les Cantigas (1953-1954), et les Études chorégraphiques pour percussion (1955). Il poursuit son exploration de l'univers sonore en menant des recherches sur les micro-intervalles (quarts de tons, tiers de tons), qu'il utilise notamment dans le Tombeau de Debussy (1962).
Le tempérament en tiers de ton (utilisé dans le Tombeau de Debussy notamment) est le micro-tempérament qu'il privilégiera tout particulièrement car il répond pour lui à une recherche de sonorités d'un tempérament qui renvoie à l'imaginaire de l'Antiquité. En effet, comme le tempérament en tiers de ton n’a pas de demi-ton, ses sonorités sont très différentes du quart de ton. Les cithares en tiers de ton ont aussi un son plus cristallin par rapport au quart de ton.
Cris, pour chœur a cappella (1968), marqué par la musique électroacoustique, est une nouvelle étape dans son œuvre. Suivent les Vingt-quatre Préludes pour piano (en hommage à Chopin), L'Anneau du Tamarit pour violoncelle et orchestre, inspiré par le poète Federico Garcia Lorca (1976), les Lys de madrigaux pour voix de femmes et ensemble instrumental, ou la Messe (créée au festival d'Avignon en 1977), qui cherche à renouer avec la liturgie des premiers temps chrétiens. Maurice Ohana puise ses sources dans la tradition ibérique et nord-africaine tout en ayant recours à des modes d'expressions résolument contemporains.

Œuvres principales
Llanto por Ignacio Sanchez Mejias, 1950
Cantigas, 1953-1954
Tiento pour guitare 1955
Études chorégraphiques pour percussion, 1955
Tombeau de Debussy, 1962
Si le jour paraît… pour guitare à 10 cordes, 1963-1964
Cris, pour chœur a cappella, 1968
Vingt-quatre Préludes pour piano, 1973
L'Office des Oracles, 1974
L'Anneau du Tamarit, 1976
Tombeau de Louise Labé, pour douze voix solistes et violoncelle
Dies solis / Lux noctis, pour quatre chœurs et percussions
Avoaha, 1991
La Célestine, opéra
Noctuaire, 1975
Lys de madrigaux, 1977
Messe, 1977
Silenciaire
Syllabaire pour Phèdre, opéra
Histoire véridique de Jacotin, conte radiophonique Prix ITALIA 1961
Trois Contes de l'honorable fleur
Chiffres
Trois Graphiques pour guitare et orchestre
Cadran lunaire pour guitare à 10 cordes, 1981-1982
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Maurice Ohana   Ven 9 Oct - 23:21

Office des Oracles par son interprète habituel, Roland Hayradbedian (Opus 111, 1999)
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Maurice Ohana   Mar 23 Mar - 0:02

Ohana, né à Casablanca d’une famille séférade, entouré de musique berbère – une tradition résolument méditerranéenne comme le présente Harry Halbreich dans le livret du disque, un de ces livrets rares dont on ressort convaincu d’avoir appris quelque chose.
Concerto pour violoncelle au rythme de jazz, T’Harân-Ngo aux réminiscences africaines (ngo comme dans tango, fandango ou bongo) et un concerto pour piano. T’Harân-Ngo est la première œuvre symphonique d’un compositeur qui est resté à l’écart de la tradition polyphonique et de celle du grand orchestre.
Nouvelle et ancienne présentation (Timpani 1997, 2008, dir. Arturo Tamayo)
___
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Maurice Ohana   Dim 21 Nov - 0:22

L’œuvre pour guitare, Stephan Schmist (Astrée 1993)
L’alternance entre la percussion et une profondeur (un mystère) fait toute la beauté de ces pièces à écouter avec la même attention qu’une musique pour piano seul.
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