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 Erkki-Sven Tüür

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Jean-Michel
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MessageSujet: Erkki-Sven Tüür   Mer 25 Nov - 0:28

Erkki-Sven Tüür
(Kärdla, sur l'île estonienne de Hiiumaa, 1959)

Principalement autodidacte, il a étudié les percussions et la flûte à Tallinn de 1976 à 1980 puis la composition avec Jaan Rääts. En 1979, il a fondé un groupe de rock de chambre, In Spe. Il écrit en 1994 un Requiem en mémoire du chef d'orchestre estonien Peeter Lilje. En mai 2001, son opéra commandé pour la scène de Dortmund, Wallenberg, met en scène Raoul Wallenberg qui sauva des juifs hongrois en leur procurant des sauf-conduits suédois et qui mourut dans un camp soviétique. Il fut cofondateur du festival de musique contemporaine « Nyyd » (maintenant) qui a lieu chaque année en novembre à Tallinn.

« Il m’arrive très souvent de me représenter visuellement la musique : c’est une sorte d’architecture sculpturale et abstraite, je vois l’aspect, la forme de l’ensemble musical » Erkki-Sven Tüür

Musique symphonique
    6 symphonies (1984, 1987, 1997, 2002, 2004, 2007) dont la Symphonie n° 4 « Magma » pour percussion solo et orchestre symphonique, dédiée à Evelyn Glennie (août 2002)
    Zeitraum (1992)
    Concerto pour violoncelle et orchestre (1996)
    Lighthouse (1997)
    Concerto pour violon et orchestre (1998), dédié à Philipp Tüür
    Ardor. concerto pour marimba et orchestre (2001-2002), dédié à Pedro Carneiro
    Aditus pour orchestre (2000, rév. 2002), dédié à la mémoire de Lepo Sumera
    Exodus pour orchestre (1999), dédié à l’Orchestre de la ville de Birmingham et à Paavo Järvi
    Action - Passion - Illusion (titre collectif Show) (1993) pour cordes
    Igavik (« Éternité »), composée pour les funérailles de Lennart Meri, sur un texte de la poétesse Doris Kareva
    Oxymoron (2003) pour grande orchestre
Musique de chambre orchestrale
    Insula deserta (1989)
    Searching for Roots (Hommage à Jean Sibelius, 1990)
    The Path and the Traces (2005) pour cordes, dédiée à Arvo Pärt (pour son 70° anniversaire)

Musique vocale avec orchestre
    Dona nobis pacem, cantate (1982)
    Ante finem saeculi, oratorio (1985)
    Lumen et cantus, messe (1988)
    Requiem (1994)
    Inquiétude du fini (1992) pour chœur et orchestre de chambre, sur un poème rédigé en français par Tõnu Õnnepalu
    Salve Regina (2005), pour chœur masculin et ensemble

Musique de chambre
    Dedication (1990), pour violoncelle et piano, dédié à Kuldar Sink
    Architectonics I–VII (pour différents ensembles, 1984-1994)
    Sonate pour piano (1985)
    Drame pour flûte, violon et guitare (1994)
    Crystallisatio (1995)
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Erkki-Sven Tüür   Mer 25 Nov - 0:33

Voici une présentation par Dominique Dubreuil (Classique News)

On sait que ce post-moderne ou rockeux ne déteste pas reprendre les grandes formes et langages du passé : non que le temps soviétique de sa prime jeunesse ait beaucoup favorisé les écritures trop « formalistes » (selon la langue de bois du jdanovisme qui sévissait encore du temps de Brejnev). Mais parce qu’aussi bien le rock trop…progressiste, allié à une résurrection des temps chrétiens variante mystique  (pour Tüür, ce fut plus précisément le chant orthodoxe grec) pouvait constituer pour un adolescent de la Perestroika débutante un bon cocktail d’opposition juvénile. En y ajoutant jazz et tradition du « runique » (le fonds nord-européen de la fin d’Antiquité et du Moyen-Age), on obtient un « collage » d’inspirations,  une superposition qui pourrait dissoner mais que le compositeur préfère « fédérer » en unité de culture. Quant au cadre « symphonique », Tüür le prend plutôt en son sens étymologique des «  voix ensemble », et d’ailleurs il ne découpe pas l’œuvre en plages classico-romantiques. « Il s’agit de bâtir des ponts au dessus d’un archipel de styles, de relier des îles musicales relativement éloignées. J’aime concilier le tonal et l’atonal pour atteindre l’unité ». La métaphore de l’île semble d’ailleurs éclairer sa pensée, depuis le rappel de sa naissance sur une île balte jusqu’à l’Insula Deserta qui révéla en Finlande son œuvre, et au plain-chant orthodoxe découvert lors d’un voyage en Crète. Mais on peut aussi dans son œuvre, et si on s’attache à la géomorphologie, repérer plutôt une accumulation horizontale : « après les 2e et 4e Symphonies, inspirées par les images du magma et des fossiles, insister sur une matière  brute et revêche – le granit primitif -, cassantes et terriblement solides ». D’où les « premiers accords et une longue mélodie de contrebasses, profondément enfouie dans le sol orchestral », bref une structure qui ne cessera de faire référence à des « Strates »  donnant son surnom à cette 6e (« Strata »), bien moins Pastorale qu’une autre 6° célébrissime. On suggère donc un surnom à E.S.Tüür : La Minérale ? Une « vis sans fin » y montre des procédés compositionnels fort divers : « des jeux contrapuntiques, des imitations souvent polyrythmiques donnant l’impression que chaque ligne ascendante monte plus haut que la précédente », cela fait penser aux « illusions d’optique sonore » et paradoxales les plus récentes, tandis que le thème de lamentation apparu à la fin de la Symphonie vient des Setus, « un peuple de jadis installé sur les frontières russo-estoniennes », et qu’une poétesse estonienne d’aujourd’hui, Doris Kareva, est citée en élément d’auto-portrait : « Tout homme est parfaitement unique en soi, comme les rivières se jetant dans l’océan. »
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Erkki-Sven Tüür   Mer 25 Nov - 0:38

Pour une présentation :
Crystallisatio – dir. Tonu Kaljuste (ECM 2002)
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