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 Georges Boulanger

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Bertrand
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MessageSujet: Georges Boulanger   Lun 11 Juin - 22:09

Comme c'est dans l'air du temps, voici le debut d'une série de portraits d'hommes ou de femmes qui menacèrent en leur temps la démocratie dans notre pays.

Aujourd'hui, le général Georges Boulanger.


Fils d'un Breton et d'une Galloise, Boulanger est né le 29 avril 1837 à Rennes. Il fait ses études à Nantes. Après avoir fait ses études militaires à Saint-Cyr, d'où il sort en 1856, il participe aux campagnes de Kabylie comme lieutenant de turcos. En 1859 il participe à la campagne d'Italie. Une blessure à la poitrine à Rochebetto lui vaut la Légion d'honneur.

En 1861, il participe à la Campagne de Cochinchina contre Tu-Duc. Il est à nouveau blessé à Traï-Dan d'un coup de lance à la cuisse.

En 1866 il devient capitaine-instructeur à l'école de Saint-Cyr.

La guerre de 1870 le voit promu chef de bataillon à la suite d'actes héroïques. Nouvelle blessure à la bataille de Champigny lors de la défense de Paris.

Il reçoit le commandement du 114e régiment d'infanterie de ligne à la tête duquel il participe à la répression de la Commune de Paris. Il est encore blessé le 24 mai lors de la prise du Panthéon de Paris. Cité dans le rapport du maréchal de Mac-Mahon, il fut promu commandeur de la Légion d'honneur le 24 juin 1871.

En 1872, la Commission de révision des grades le rétrograde lieutenant-colonel et sa démission lui est refusée. Il est commandant en second du 109e puis du 133e régiment d'infanterie de ligne. En 1874 il devient colonel de ce dernier, avec pour supérieur le duc d'Aumale — un fils de Louis-Philippe — à qui il doit d'être nommé général en 1880.

Il est promu à la tête de la 14e brigade de cavalerie. En 1881, il représente la France lors des fêtes du Centenaire de l'Indépendance américaine à Yorktown, et y retrouva le comte Dillon.

En 1882, le ministre de la Guerre, le général Billot le nomme directeur de l'Infanterie. C'est alors qu'il établira des réformes qui le rendront populaire.

En 1884, il devient général de division et commande le corps d'occupation de la Tunisie.


-La Carrière politique de Boulanger :

Comme ministre de la guerre :

Familier de Georges Clemenceau - l'un de ses condisciples du lycée de Nantes - celui-ci l'imposa à Freycinet comme ministre de la Guerre dans le cabinet que ce dernier forma le 7 janvier 1886.

Ses réformes — comme l'autorisation du port de la barbe — le rendent populaire chez les militaires. Il parvient à pacifier la crise des mines de Decazeville.

En mai 1886, la fille aînée de Philippe d'Orléans (1838-1894), Marie-Amélie, est fiancée en grande pompe avec le prince héritier du Portugal. La publicité autour de ces fiançailles heurte le gouvernement qui propose une loi d'expulsion des princes prétendants qui est votée par la Chambre. Le général Boulanger se trouve alors contraint de notifier au duc d'Aumale sa radiation des cadres de l'armée.

La popularité de Boulanger ne cesse de croître et il devient le point central de la revue du 14 juillet 1886 — qui célébrait aussi le retour de l'expédition du Tonkin. Il est célébré par la chanson de Paulus, En revenant de la Revue.

Il ne tarde pas à parcourir la France pour des inaugurations, des discours, etc. Le 17 septembre, à Libourne, il se distingue par un discours belliqueux — « Nous pouvons enfin renoncer à la triste politique défensive ; la France doit désormais suivre hautement la politique offensive ». Il ne tarde pas à représenter l'image du « Général Revanche ».

L'amendement d'un député sur la suppression des sous-préfets fait tomber le gouvernement le 3 décembre, mais Goblet succédant à Freycinet est obligé de reprendre Boulanger. Si les radicaux abandonnent le gouvernement, les conservateurs lui apportent leur soutien.

Dès le début, il semble cumuler les provocations envers l'Allemagne : érection de baraquement dans la région de Belfort, interdiction d'exporter des chevaux, interdiction de la représentation de Lohengrin, etc. qui amène l'Allemagne à convoquer plus de 70 000 réservistes au mois de février. Enfin le 20 avril 1887 survient l'affaire Schnaebelé. Seules des difficultés au sein de chacun des gouvernements permettent d'éviter la guerre. Désormais Boulanger semble dangereux pour le gouvernement.

Le 17 mai 1887, à cause d'un article de budget, le gouvernement Goblet chute au grand soulagement des parlementaires. Le 31 mai est formé un nouveau cabinet, mené par Rouvier et ne comprenant pas Boulanger - le général Ferron reçoit le ministère de la Guerre. C'est alors que va naître le mouvement boulangiste.


Chef du mouvement boulangiste :

Sans poser sa candidature - mais à l'appel de Rochefort - 100 000 bulletins portent le nom de Boulanger lors d'une élection partielle de la Seine. La présence du général ne cessant d'aller croissant, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d'armée à Clermont-Ferrand. Son départ le 8 juillet donne lieu à une manifestation de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d'affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie.

Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant le président Grévy doit démissionner le 2 décembre et Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s'engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Au final c'est Sadi Carnot qui est élu président et prenant Tirard comme chef de cabinet il refuse l'accès de Boulanger au ministère.

Le 1er janvier 1888 le général eut une entrevue secrète, en Suisse, avec le prince Napoléon, lui apportant le soutien bonapartiste. Pour l'élection du 26 février suivant, la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements dans lesquels il obtient 54 671 voix. Cependant le général, étant en activité, était inéligible. Le 15 mars, le général Logerot, ministre de la Guerre le relève de ses fonctions et, le 24 mars, Boulanger est rayé des cadres de l'Armée et cassé de son grade. Désormais, rien ne s'oppose à son entrée en politique. En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit respectivement 59 000 et 172 500 voix. Une foule importante assiste à son entrée à la Chambre des députés le 12 juillet suivant. De nombreuses caricatures de presse illustrent la crise.

Boulanger ne tarda pas à recevoir le financement de la duchesse d'Uzès, Marie Adrienne Anne Clémentine de Rochechouart de Mortemart, au nom du prince Philippe d'Orléans (3 millions de francs). En août, Boulanger se présenta à nouveau à plusieurs élections et fut élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les Boulangistes ne tardent pas à présenter un candidat dans chaque département.


Le suicide du Général BoulangerLa tension est à son summum lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement de Hude, député décédé sur un programme en trois mots : « Dissolution, Révision, Constituante ». Ses adversaires lui opposent le président du Conseil général de la Seine, Jacques. Le 27 janvier 1889 Boulanger obtient 244 000 voix contre 160 000 à son adversaire. Boulanger célèbre la victoire au café Durand, place de la Madeleine en présence de 50 000 personnes. Certains interpellent Boulanger pour prendre l'Élysée. Boulanger ne le fait pas, ses supporters sont déçus et les craintes de ses adversaires attisées, désormais ces derniers s'attelleront à le discréditer.

Le ministre de l'Intérieur, Ernest Constant, s'ingénia à inquiéter Boulanger. D'abord il poursuivit la Ligue des Patriotes, l'un des soutiens de Boulanger, en vertu d'une loi sur les sociétés secrètes. Puis il fait savoir à Boulanger qu'un ordre d'arrestation doit être porté contre lui le 1er avril et que le même jour le ministre de l'Intérieur demandera à la Chambre la levée de son immunité parlementaire. Inquiété, Boulanger s'enfuit à Bruxelles - fuite favorisée par le ministère. Le 4 avril, un vote de 333 voix contre 190 lève son immunité parlementaire. Boulanger est poursuivi pour « complot contre la sûreté intérieure » mais aussi pour détournement des deniers publics, corruption et prévarication. Le 14 août le Sénat réuni en Haute Cour condamne Boulanger, Rochefort et le comte Dillon à « la déportation dans une enceinte fortifiée ».

Désormais Boulanger accompagné de sa maîtresse Mme de Bonnemains vit en exil en Belgique où on le trouve encombrant. Le 15 juillet 1891 Mme de Bonnemains meurt de maladie et il se suicide d’un coup de revolver sur la tombe de cette dernière au cimetière d'Ixelles le 30 septembre 1891.


-Les réformes militaires de Boulanger :

Comme directeur de l'Infanterie :

Introduction de la morue de l'ordinaire,
Application de la loi sur la remonte des capitaines,
Adoption du bourgeron de toile,
Suppression de la retraite du soir,
Adoption du havresac nouveau modèle,
Unification des types de guérite et peintures aux couleurs nationale de ces édicules,
Autorisation permanente des sorties de théâtre et du port de la barbe pour les sous-officiers rengagés,
Vélocipédisation de l'armée,

Comme ministre de la Guerre :

Réorganisation de l'État-Major,
Adoption du fusil Lebel,
Institution de nouvelles troupes coloniales (Annamites),
Réorganisation de l'aérostation militaire,
Réorganisation du génie,
Réorganisation de la surveillance des frontières,
Réorganisation du service de contre-espionnage,
Amélioration de l'ordinaire,
Autorisation du port de l'épée aux sous-officiers rengagés
Remplacement de la gamelle par des assiettes,
Droit de posséder des fourchettes,
Remplacement des paillasses par des sommiers,
Suppression des dispenses militaires pour les jeunes bourgeois faisant des études
Suppression des dispenses militaires pour les ecclésiastiques (« les curés sac au dos »).

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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Lun 11 Juin - 22:11

Il a menacé la démocratie à coups de baguettes et de pains au chocolat ! Mr Green !
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Bertrand
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Lun 11 Juin - 22:18

Le boulangisme - ou la Boulange - est un mouvement politique français de la fin du XIXe siècle (1886-1891) qui constitua une menace pour la Troisième République. Son nom est dérivé de celui du général Georges Boulanger, militaire de prestance qui devint ministre de la Guerre, se rendit populaire par ses réformes mais inquiéta le gouvernement par son discours belliqueux.


Historique du boulangisme :

Autour du général Boulanger se regroupèrent à partir de 1886, des républicains nationalistes qui sont aussi nommés modérés avides d'une revanche contre l'Allemagne, victorieuse de la guerre de 1870, et des monarchistes désireux de renverser la République. En 1887, Boulanger a le soutien de la gauche et de l'extrême-gauche qui voient en lui un général républicain qui a rendu le service militaire obligatoire pour les ecclésiastiques ("les curés sac au dos"), qui a expulsé les princes d’Orléans de l’armée (1886) et a amélioré les conditions de vie du soldat. Le 13 mars 1886, Boulanger a même évoqué une possible fraternisation entre la troupe et les mineurs en grève de Decazeville.

Le boulangisme connut le succès en reposant sur deux passions populaires :

L'espoir de la Revanche contre l'Allemagne.
L'espoir d'une politique sociale (porté par les radicaux boulangistes) voire socialiste (porté par les socialistes boulangistes, notamment les blanquistes qui quittent le Comité révolutionnaire central d'Edouard Vaillant pour créer le Comité central socialiste révolutionnaire, boulangiste).
Sur le plan institutionnel, le boulangisme reposait donc sur une grande ambiguïté :

Les républicains espéraient une "révision" des institutions installées de façon provisoire en 1875, « pour aboutir à une république définitive et incontestée » (cf. programme électoral de Barrès de 1889).
Mais les monarchistes et les bonapartistes espéraient profiter de la révision de la constitution pour renverser la République. La droite (notamment la duchesse d’Uzès, les familles d’Orléans et Bonaparte) apporta donc un soutien financier au boulangisme.
En janvier 1888, les monarchistes promirent leur soutien au candidat à la Présidence de la république qui s'engagerait à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. À la même époque le général rencontre le prince Napoléon qui lui promit son soutien, notamment financier. Cette année-là malgré son inéligibilité - car militaire - il est présenté aux élections dans 7 départements sous étiquette bonapartiste. La même année il sollicite la duchesse d'Uzès (héritière de la plus riche maison de vins de Champagne) pour 25 000 francs puis 3 millions au nom du Roi.

Rayé des cadres de l'armée, Boulanger se présenta à plusieurs élections avec un programme simple : la mise en place d'une Assemblée constituante. À force de promesses secrètes à ses différents concurrents, il finit par remporter des succès électoraux grandissants. Son arrivée à la Chambre le 12 juillet 1888 est suivie par une foule importante.

En même temps les Boulangistes parviennent à présenter un candidat dans chaque département.

Le 27 janvier 1889 il se présentait comme candidat à Paris. La situation était inquiétante pour ses adversaires. Le président du Conseil général de la Seine, Jacques lui fut opposé. La campagne fut intense. Boulanger l'emporta par 244 000 voix contre 160 000 à son adversaire. Au moyen du système de candidature multiple, il s'était présenté et a été élu à peu près partout. Alors qu'il célébrait sa victoire en présence de 50 000 personnes, certains de ses partisans lui suggérèrent alors d'effectuer un coup d'État en marchant sur l'Élysée mais il se refusa à les suivre sur cette voie.

Un mandat d'arrêt fut lancé contre lui pour complot contre la sûreté de l'État, et il dut s'enfuir en Belgique. Le gouvernement fit interdire le cumul des candidatures et aux élections du 22 septembre 1889 les boulangistes n'eurent que 44 élus contre 166 monarchistes et 366 républicains. Le boulangisme s'effondra, et le général Boulanger se suicida le 30 septembre 1891 sur la tombe de sa maîtresse.

En 1889, la moitié ou les deux-tiers des députés boulangistes viennent de la gauche et de l’extrême-gauche. À Paris, le boulangisme perce dans les quartiers populaires et non bourgeois. Goguel évoque : « Les troupes du boulangisme parisien, journalistes faméliques, camelots, ouvriers, épaves sociales, dressées contre les gros bourgeois du parlement et de la finance. » (Goguel François, La Politique des partis sous la Troisième République). En province, le boulangisme pénètre très peu dans les fiefs de la droite traditionnelle, monarchiste et cléricale (cf.les études d'André Siegfried).


La Signification du boulangisme :

Le boulangisme tient une place importante dans l'histoire politique française, première synthèse entre le nationalisme et certaines formes de socialisme, qui donnera plus tard naissance au fascisme.
Le boulangisme marque probablement pour les monarchistes de l'époque le dernier espoir de restauration de la monarchie en France. Après cela, dans les années 1890, viendra la politique de ralliement des monarchistes à la République.
Pour autant, le boulangisme constitue aussi un authentique mouvement socialiste si l'on considère le grand nombre de socialistes (en particulier blanquistes) qui le rejoignirent. Pour Jean Jaurès, le boulangisme est « un grand mouvement de socialisme dévoyé ». Pour Paul Lafargue, « le boulangisme est un mouvement populaire justifiable à beaucoup de titres. » (lettre à Engels).
Le boulangisme a dédramatisé la question du socialisme en France, encore tabou quelques années après la Commune. Pour François Goguel, « le boulangisme a donné naissance à la fois au nationalisme et au socialisme moderne » (La Politique des partis sous la Troisième République). Pour René Rémond, « le boulangisme a frayé la voie au socialisme » (Les droites en France).
Le boulangisme a été une étape de l'éclosion de la doctrine antinationaliste de la gauche française, qui s'approfondira sous l'affaire Dreyfus. En réaction au boulangisme est créée La société des Droits de l'Hommes et du Citoyen (par Clemenceau et Ranc).

L’état-major boulangiste :


Boulangistes de droite

Arthur Dillon, ou comte Dillon (1834-1922) (officier de cavalerie, ami de Boulanger depuis Saint-Cyr, puis secrétaire général de la Compagnie du câble transatlantique, financier du Boulangisme, élection de député invalidée en 1889)

Georges Thiébaud (journaliste bonapartiste) qui lance, avec Dillon, une campagne de presse « à l’américaine » (comme on dit déjà à l’époque) en faveur de Boulanger.

Maurice Barrès (républicain nationaliste).

Armand de Mackau (député de l’Orne en 1866-1918 (sauf 1870-1876). Un des leaders monarchistes. Après l’échec du boulangisme, se rallie à la République à l’Action libérale de Jacques Piou).

Charles Lalou (1841-1918) (industriel, directeur des mines de Bruay, patron de presse (La France), boulangiste, député du Nord (1889-1893)

Louis-Gaston Villemer (nationaliste militaire comme Driant ?).

Émile Driant (1855-1916) (officier de zouaves, député de Meurthe-et-Moselle en 1910-1916 (Action libérale), grand écrivain d’anticipation militaire sous le nom de capitaine Danrit)

Alfred Koechlin (1829-1895) (industriel, député du Nord en 1888-1889)

Boulangistes radicaux

Henri Rochefort (1831-1913) (journaliste, radical, républicain et anticlérical, député en 1869, membre du gouvernement de la défense nationale, député de la seine de 1885 à 1886. Directeur du journal l’Intransigeant. Après le boulangisme devient de plus en socialiste, mais n’est pas dreyfusard)

Paul Déroulède (1846-1914) (journaliste-écrivain de la Revanche de 1870, jacobin social mais anti-communard, disciple de Gambetta, fondateur de la Ligue des patriotes en 1882, député de Charentes en 1889-1899, anti-Dreyfus)

Alfred Naquet (1834-1916) (député du Vaucluse en 1876-1883, sénateur du Vaucluse en 1883-1890, député de la Seine en 1893-93, puis du Vaucluse en 1893-1898)

Jean Prosper Turigny (1822-1905) (médecin, député de la Nièvre de 1876 à 1905, gauche radical-socialiste, maire de Chantenay)

René-Felix Le Hérissé (1857-1922), (député puis sénateur d’Ille-et-Villaine de 1886 à 1920, radical puis groupe de la gauche démocratique)

Jean-Baptiste Saint-Martin (1840-1926) (député du Vaucluse et de la Seine en 1877-1893 et 1906-1910, radical socialiste, directeur de l’École des Beaux-Arts d’Avignon).

Eugène Mayer (financier (Lazard Frères), il relance La lanterne en 1877, journal radical-socialiste, anticlérical),

Maurice Vergoin (1850-1892) (avocat républicain radical, député de Seine-et-Oise en 18895-1889).

Louis Andrieux (1840-1931) (avocat, député du Rhône et des Basses-Alpes en 1876-1889 et 1910-1924. Après le boulangisme : républicain de gauche) .

Boulangistes socialistes blanquistes

Ernest Granger (1844-1914) (leader blanquiste sous le second empire avec Blanqui, Eudes et Tridon ; Communard, cofondateur du Comité révolutionnaire central, rédacteur en chef du Cri du peuple après la mort d’Eudes, député de la Seine en 1889-1893).

Alexandre Froger député de la Sarthe en 1885-1889 puis de la Mayenne en 1889-1893, socialiste chrétien

Ernest Roche (1850-1917) (ouvrier graveur, membre du comité blanquiste de Bordeaux, scerétaire de la chambre syndicale des mécaniciens, délégué des association suyndicales ouvrières au Congrès socialiste de Marseille, député de la Seine en 1889-1906 et 1910-1914, un des fondateurs des soupes populaires).

Breuillé, Gabriel Terrail dit « Mermeix » (1859-1930) (journaliste et écrivain, fonde la Cocarde (boulangiste) en 1888, député de la Seine en 1889-1893)

Boulangistes députés du « groupe ouvrier » de 1885

Charles-Ange Laisant (1841-1920)(scientifique, député de Loire-Inférieure en 1876-1885 et de la Seine en 1885-1893, dreyfusard),

Georges Laguerre (1856-1912) (avocat, député du Vaucluse 1883-1889 et 1910-1912 et député de la Seine en 1889-1893),

Henri Michelin (1847-1912) (juriste, président du conseil municipal de Paris en 1884, député de la seine en 1885-1889 et 1893-1898).

Clovis Hugues (1857-1907) (premier député ouvrier socialiste en France. Réélu député de Marseille en 1885, il prend part au mouvement boulangiste. Il est député socialiste de la Seine entre 1893 et 1906 (19e arrondissement).

Paul Susini, dit Paul de Susini (1843-1901) (médecin, socialiste, député de la Corse en 1885-1889).

Autres boulangistes

Francis Laur (1844-1934) (député de la Loire en 1885-1889 puis de la seine en 1889-1893, socialiste national).

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Bertrand
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Lun 11 Juin - 22:21


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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Lun 11 Juin - 22:27

T'es un comique Lapin, tu vas donc nous trouver de sacrées blagues et jeux de mots en rapport avec le nom de la maitresse de Boulanger ! En tout cas nous à la FAC avec ls profs on y aller tu peux me croire !

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Pierre Boulez



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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Mar 12 Juin - 0:20

Bertrand a écrit:
T'es un comique Lapin, tu vas donc nous trouver de sacrées blagues et jeux de mots en rapport avec le nom de la maitresse de Boulanger !

Elle avait des grosses miches?
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Yann
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Mar 12 Juin - 12:41

Oui et elle gagnait son pain à la sueur de son front, la pauvre avait du pain sur la planche avec un mari corniste. Mr Green !
Je suis nul en jeu de mot mais cela ne mange pas de pain !
J'étais tenté de parler de leurs ébats amoureux, mais je me suis retenu.
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Bertrand
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Mar 12 Juin - 16:44

Maitre Pierre Boulez je ne vous savez pas aussi drole ! Ca doit bien se poiler à l'Ircam ! Ne seriez-vous pas aussi fan de l'OM ?

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joachim
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Jeu 14 Juin - 13:09

Je n'arrive pas à trouver Boulanger antipathique, au contraire.

C'était plutôt un utopiste.
Mais, Bertrand, pourquoi le classes tu parmi ceux qui ont mis en danger la démocratie, puisqu'il a refusé de faire le coup d'état que lui demandaient ses amis ?
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Bertrand
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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Jeu 14 Juin - 13:37

Oui mais jusqu'au bout la tentation etait bien présente.

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MessageSujet: Re: Georges Boulanger   Aujourd'hui à 4:53

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Georges Boulanger
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