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 Heinrich Heine

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Bertrand
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MessageSujet: Heinrich Heine   Sam 29 Sep - 11:26

Christian Johann Heinrich Heine (né le 13 décembre 1797 à Düsseldorf sous le nom de Harry Heine et mort le 17 février 1856 à Paris) est un des plus importants poètes et journalistes allemands du XIXe siècle, notamment pour ce qui concernait l'accès aux chaires universitaires, une ambition secrètement caressée par Heine.

Non seulement il n'atteint pas son but, mais d'autres - dont son cousin et mécène, le compositeur Meyerbeer - n'eurent pas à franchir cette étape pour bénéficier de tels avantages. Heine passa le reste de sa vie tiraillé par les éléments incompatibles de ses identités juive et allemande.

En 1831, il s'installe à Paris où il va être le plus fêté des Allemands. Grand arpenteur de la ville, il est un piéton baudelairien avant l’heure, y compris dans la fréquentation des prostituées. Il déménage souvent. On lui connaît au moins seize adresses, généralement dans le quartier de Montmartre. En 1834, il se met en ménage avec Augustine Crescence Mirat, qu’il rebaptise Mathilde et qu'il épouse en 1841. Il fréquente les socialistes utopistes comme le Comte de Saint-Simon.

En 1843, il se rend en Allemagne, mais le gouvernement a proscrit ses œuvres. L'année suivante, il fait paraître Deutschland: Ein Wintermärchen (Allemagne : un conte d'hiver) et son ami Karl Marx publie un article dans son magasine En avant. Il fait aussi publier Atta Troll: Ein Sommernachtstraum (Un rêve au milieu de l'été).

En 1848, il devient grabataire, terrassé par la syphilis (comme il le croit lui-même) ou la myopathie (selon la description de sa maladie). Il revient aussi à la poésie, où s’entremêlent l’élégie, la confession intime, l’espoir politique

Heine fut à la fois un poète romantique et celui qui surmonta le romantisme. Il légitima le langage courant en poésie, éleva le feuilleton et le récit de voyage en forme d’art et conféra à la langue allemande une légèreté et une élégance stylistique rarement atteintes. En tant que journaliste, essayiste, satiriste et polémiste engagé, il était autant admiré que craint. Il est l'un des poètes le plus traduits de la langue allemande.

Le fils du marchand de tissus est encore adolescent quand il écrit ses premiers poèmes d’amour. Il s'est épris d’une de ses cousines, Amalie (qu’il appelle Molly, car il est fétichiste de la lettre M). Elle est marmoréenne et inaccessible. C’est la fille de l’oncle Salomon, l’oncle riche, l’oncle qui sera son mécène. D’Amalie, il fera à la fois son deuil (cela lui prendra du temps) et son miel (Le Livre des Chants).

Suivirent ses pérégrinations en Allemagne (Goethe avait lancé la mode), d'où surgirent ses Tableaux de voyage. C’est sa naissance littéraire, du moins comme prosateur, un mélange à sa façon de choses vues et de réflexions où il devient son principal personnage. « Ce que je ne peux voir en observant les choses de l’extérieur, je le vois en me mettant en elles. » Du coup le voilà journaliste aux Neue Allgemeine Politische Annalen : « Moi, dont l’occupation favorite est d’observer le passage des nuages, de tendre l’oreille aux secrets, il m’a fallu exposer les intérêts de l’époque, attiser des aspirations révolutionnaires… »

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MessageSujet: Re: Heinrich Heine   Sam 29 Sep - 11:28

Nombre de ses poèmes ont été transposés en musique, notamment par Franz Schubert et Robert Schumann.

Parmi les livres que les nazis firent brûler sur l'Opernplatz (Place de l'Opéra) de Berlin en 1933, se trouvaient les ouvrages de Heine - ce qui explique sans doute que sa citation la plus célèbre soit : Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes. (Almansor, 1821).


Œuvres


Gedichte (Poèmes), 1821.
Tragödien, nebst einem lyrischen Intermezzo, F. Dümmler, Berlin, 1823.
Reisebilder (Tableaux de voyage), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1826-31.
Die Harzreise (Le voyage du cœur), 1826.
Ideen, das Buch le Grand (Idées : le livre de Le Grand), 1827.
Englische Fragmente (Fragments anglais), 1827.
Buch der Lieder (Le Livre des chansons), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1827.
Französische Zustände (Particularités françaises), Heideloff und Campe, Leipzig, 1833.
Zur Geschichte der neueren schönen Literatur in Deutschland (De l'histoire de la nouvelle et belle littérature en Allemagne), Heideloff und Campe, Paris/Leipzig, 1833.
Die romantische Schule (L'École romantique), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1836.
Der Salon (Le Salon), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1836-40.
Shakspeares Maedchen und Frauen, Brockhaus und Avenarius, Leipzig, 1839.
Über Ludwig Börne (A propos de Ludwig Börne), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1840.
Neue Gedichte (Poèmes tardifs), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1844.
Deutschland. Ein Wintermärchen (Allemagne - un conte d'Hiver), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1844.
Atta Troll. Ein Sommernachtstraum (Atta Troll - Rêve d'une nuit d'été), 1847
Romanzero, Hoffmann und Campe, Hambourg, 1851.
Der Doktor Faust (Le docteur Faust), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1851.
Les Dieux en Exil, A. Lebègue, Bruxelles, 1853.
Lutezia, 1854.
Letzte Gedichte und Gedanken (Dernières pensées et poèmes), 1869 - posthume.
Ecrits Juifs, Editions du Sandre.


Poèmes

"Ah ! J'ai la nostalgie de larmes, De larmes d'amour, douces à souffrir, Et je crains que cette nostalgie Ne finisse par être exaucée.

Ah ! La douce misère de l'amour Et de l'amour l'amer plaisir Se glissent à nouveau, tourments divins, Dans ma poitrine à peine guérie."

Il a aussi écrit la Lorelei.

Nouveau printemps, XII, 1828 :

"Ils m'ont torturé chaque jour, les chagrins bleus, les pâles peines Les uns avec leur amour, les autres avec leur haine.

Ils ont empoisonné mon pain, versé du venin dans mon verre Les uns avec leur amour, les autres avec leur haine.

Mais celle qui m'a toujours causé la plus dure peine N'eut jamais pour moi d'amour, n'eut jamais pour moi de haine"

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