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 Le Lutheranisme

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Bertrand
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MessageSujet: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:42

Le luthéranisme est la théologie fondée à partir des écrits et des pensées de Martin Luther. C'est ensuite devenu le regroupement des Églises protestantes luthériennes se rattachant à cette doctrine. C'est pourquoi, on parle de luthérien, d'Églises luthériennes ou de théologie luthérienne.

La théologie de Luther est le bien commun de l'ensemble de la réforme protestante. Il existe par ailleurs des courants théologiques se référant plus spécialement à lui, y compris dans les Églises réformées.


Historique

Au début du XVIe siècle, l'Église catholique romaine vendait à tour de bras des indulgences. En 1517, Martin Luther, moine augustin et théologien, s'est tout d'abord insurgé contre ce trafic. Puis, le 31 octobre 1517, il a affiché sur la porte de l'église de Wittenberg en Saxe, ses 95 thèses condamnant le principe des indulgences. D'un simple affrontement théologique est né le mouvement de la Réforme qui a donné lieu ensuite à la Contre-Réforme dans l'Église catholique romaine.


Le trafic des indulgences

Depuis des siècles, l'Église chrétienne d'Occident avait instauré le système des indulgences qui permettaient la rémission des peines imposées, ici-bas et même au purgatoire et en enfer, pour s'assurer une place au paradis. Le pape Léon X avait décidé d'en accorder aux chrétiens qui financeraient la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome, qu'il voulait être l'église la plus grande au monde. Mais le système se pervertit. Il y eut des abus. Même un criminel pouvait se faire pardonner ses crimes en les achetant. Luther s'en est indigné, car il faisait croire au peuple que l'on peut être racheté par de l'argent. À ses yeux, cette pratique éloigne le chrétien de la véritable source de salut : la grâce de Dieu.


Le désaccord théologique

Luther excommunié

En 1518, Luther affirme même qu'en aucun cas les Saintes Écritures ne peuvent être contredites par le pape. Le pape est lui aussi soumis à l'autorité de la Bible. Le 15 juin 1520, il est excommunié pour ses thèses, ses écrits sont brûlés. En retour, le 11 décembre 1520, Luther brûle le texte d'excommunication devant toute la ville de Wittenberg, en traitant le pape d'Antéchrist. Luther a de plus en plus de partisans, le mouvement de réforme de la théologie et de l'Église chrétienne est lancé. Plusieurs princes d'allemagne du nord, pour des raisons religieuses, et pour s'emparer des biens de l'Eglise, adoptent la Réforme. Le 3 janvier 1521, le pape prononce l'anathème contre Luther et ses défenseurs.


La diète de Worms

En avril 1521, Luther est convoqué à la diète de Worms, assemblée politique réunissant les différents princes d'Allemagne. L'empereur Charles Quint lui demande à nouveau de se rétracter. Luther répond alors par cette phrase célèbre : « Ma conscience est prisonnière de la Parole de Dieu. Je ne puis ni ne veux rien rétracter, car il n'est ni sûr ni salutaire d'agir contre sa conscience. Que Dieu me soit en aide. ». Il est ensuite condamné et mis au ban de l'Empire. Il continuera à écrire en étant protégé par le prince Frédéric de Saxe.


La traduction de la Bible

Pour mettre en pratique ses doctrines, il traduit le Nouveau Testament (ou Seconde Alliance) dans la langue parlée par le peuple. Il diffuse ensuite cette traduction grâce à l'imprimerie découverte peu avant par Gutenberg. Cette traduction est à la base de la création de l'allemand écrit, le hochdeutsch.

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Bertrand
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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:43

Les grands axes de la théologie luthérienne

Sola gratia, sola fide, sola scriptura, solo christo

1- (Par la grâce seule) Cette affirmation signifie d'abord que l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres morales ou pieuses. En fait, Luther désire instaurer une relation de confiance avec Dieu et non plus une relation basée sur la peur et la culpabilité. L'eucharistie, célébrée lors de chaque service liturgique avec la prédication, nous rappelle que Dieu est un amour présent et réel dans le geste concret de son fils qui se donne pour le salut des hommes. Tout commence par cette initiative d'amour, cette main tendue. À cette époque en effet dominait la crainte de l'enfer et du jugement divin encouragée par certains prêtres peu scrupuleux de l'institution romaine. Tillich, interprète de Luther dira : " C'est cette grâce qui me réconcilie avec moi-même, avec les autres et le monde (la nature, le cosmos) et avec Dieu". L'éthique sera une réponse à cet amour premier, c'est le "prix de la grâce" dira Dietrich Bonhoeffer, qui payera de sa vie sa résistance à Hitler.

2- (Par la foi seule) Si l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres, il lui est donc simplement demandé d'avoir confiance en Dieu: c'est la foi qui nait et se développe essentiellement par la médiation d'un pasteur qui prêche la bonne nouvelle de la grâce et qui célèbre les sacrements. C'est cette confiance qui fait de lui un membre de l'Église à la fois locale et universelle.

3-(Par l'Ecriture seule) Et l'un des lieux où retentit ce message c'est par excellence le culte qui rassemble la communauté chrétienne autour de la prédication et de l'eucharistie qui sont les deux pôles du culte luthérien dans un environnement de cantiques et de louanges inspiré des Psaumes. Or cette prédication puise son inspiration dans une tradition issue de la messe et qui est celle de la lecture et du commentaire de la Bible . Et Luther poursuivra la tradition du lectionnaire qu'il a trouvé dans la messe catholique. Ainsi le rôle essentiel des évêques et même du pape sera de former des pasteurs responsables de bien prêcher, car connaissant le Grec et l'Hébreu des Ecritures, et d'animer la liturgie communautaire .

4-(Par le Christ seul) Mais à la différence de l'homélie catholique, la prédication de Luther n'est pas une interprétation des dogmes catholiques, dont il pense qu'ils s'écartent trop souvent des sources bibliques et patristiques. Luther pense qu'il existe dans la bible un noyau central interprétatif, qui est une fidélité à ce que les Evangiles et les Epîtres nous disent de Jésus-Christ et qui rejoint les grandes affirmations du Symbole des apôtres et de textes reconnus par l'Église luthérienne, telle la Confession d'Augsbourg. Et le prédicateur, enraciné sur cette parole symbolique et participant à la société et la culture de son temps, prendra le risque d'analogies, métaphores et corrélations qui font de lui un prophète et un homme de compassion.

À noter que dans le protestantisme ultérieur on a souvent privilégié le "sola scriptura" mais que la pensée de Luther, comme nous venons de le voir ci-dessus, reste beaucoup plus fine et nuancée .

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:43

Les sacrements

1- Source

C'est surtout à travers son traité De captivitate babylonica praeludium, publié au début de l'année 1520 que nous découvrons la pensée de Martin Luther sur les sacrements. "Ayant réduit l'Église en captivité, la tyrannie romaine s'est attaquée à son âme en lui enlevant le sacrement, alors que le sacrement n'appartient pas aux prêtres mais à tous ".

Pour les catholiques en effet, les sacrements sont alors des moyens de grâce qui ont un effet quasi magique, opérant "ex opere operato" entre les mains du prêtre. Chez Jean Calvin, ce ne seront que des signes visibles d'une grâce invisible.

Pour Luther "les sacrements sont la manifestation objective d'une révélation que Dieu a voulue, à la fois donnée de l'extérieur et matérialisée dans l'incarnation , dans le Livre, l'Eau, dans le Pain et le Vin " (E . G. Leonard). Et dans tout cela, le rôle du prêtre (surtout valorisé par la parole explicative sur le sacrement et la prédication), reste secondaire.

2- Sacrement : succession visible d'une unique incarnation

Il existe donc bien pour Luther une sorte de visibilité des sacrements qui prolonge l'incarnation historique de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection qui n'eurent lieu qu'une fois. Le prêtre ne peut donc pas renouveler ce sacrifice lors du sacrement. Et cette succession du sacrement se poursuit dans l'Église à travers le baptême (enfants ou adultes) et l'eucharistie, qui sont clairement institués par Jésus-Christ dans les évangiles et aussi le livre des Actes des apôtres. Il repousse ainsi le sacrement du mariage, de l'ordre de l'extrême onction et de la confession et de la confirmation qui étaient inégalement pratiqués à cette époque et reprendront de la vigueur après le Concile de Trente.

Le sacrement est donc rétabli dans la pureté de son institution évangélique comme la communication du seul et non renouvelable sacrifice de la croix, sans intervention humaine .

3- Consubstantiation au lieu de transsubstantiation

De même que le réformateur Wyclif, Luther abandonnera la doctrine eucharistique de la transsubstantiation au profit d'une explication qu'il nommera la "consusbtantiation". Ici, les espèces sont véritablement et à la fois pain et vin, Chair et Sang du sauveur, mais seulement durant le court moment où le fidèle les mange et les boit.

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:43

La liturgie

1- La nouvelle organisation liturgique

Bien que l'organisation des cérémonies lui paraisse "Rauch und Dampf " (fumée et bruit) car la porte ouverte à un légalisme pieux, Luther sera conduit à participer à l'organisation du culte à Wittemberg en 1523. Il écrira alors Von ordnung des Gottesdienst (De l'ordre du service divin) et Formulae Missa. Dans cet esprit, aura lieu en 1525 la première célébration de la "Messe Allemande" et son ordre qui sera publié en 1526. Lequel servira de cadre, non seulement au luthéranisme des siècles suivants, mais également à Jean-Sébastien Bach, qui écrira pour elle une de ses plus belles œuvres. En voici le plan qui frappe par sa simplicitié:


Eglise du palais de WittenbergIntroït
Kyrie eleison (pas de Gloria)
Collecte (prière du jour)
Epître
Graduel (cantique allemand)
Evangile
Credo (chant d'une paraphrase du Credo par Luther)
Prédication
Notre Père (chant d'une paraphrase faite par Luther)
Exhortation à communier dignement
Paroles d'institution prononcées d'abord sur le pain avec distribution, puis sur le vin
Prière d'action de grâces
Bénédiction

2- Vraie nouveauté : Une parole compréhensible

La messe va donc devenir un culte célébré par un pasteur. Il perd donc son caractère de "sacrifice renouvelé du Christ offert par un prêtre pour le salut des fidèles " . Certes, il commencera toujours par l'austère et humble reconnaissance de l'homme qui a besoin de vivre du pardon et de la grâce divine (Kyrie : "Seigneur aie pitié"). Mais il ne sera plus une célébration mystérieuse et incompréhensible pour le fidèle, car désormais, la lecture de la bible se fera dans la langue du peuple et la prédication ne sera plus une homélie mais une parole claire qui rend le Christ de la bible plus familier aux auditeurs. Un Christ qui nous réconcilie avec Dieu, les autres et le monde, en nous apportant son salut et sa grâce. Le "pouvoir des clefs" n’est plus confié au Pape, désormais chaque prédicateur est le successeur de Pierre qui ouvre chez l’auditeur la porte du royaume de Dieu.

3- Autre nouveauté : le renouveau hymnologique

Bon musicien et poète, Luther introduira de l'émotion dans le culte en multipliant les cantiques en commun qui font participer le peuple mieux que ne le faisait le Chant grégorien, souvent très beau mais devenu l'œuvre de spécialistes. Il composa lui-même une soixantaine d'hymnes (dont "Ein feste Burg" (C'est un rempart), qui reste l'un des cantiques protestant parmi les plus connus dans le monde entier. Ses œuvres furent réunies en 1524 dans un Enchiridion diffusé largement dans le monde luthérien - qui montre au passage l'utilisation intelligente par Luther des nouveaux médias de son temps, ce qu'il fera également pour la bible -. De nombreux musiciens et poètes participèrent à cette première hymnologie protestante (Sachs, Speratus, Spengler, Rupff etc...) et dont on retrouve encore les noms dans de nombreux cantiques protestant actuels .

Ainsi, après la musique, les luthériens resteront peut-être, parmi les protestants, ceux qui n'hésitent pas à introduire une dimension esthétique dans la liturgie . Non seulement dans le domaine musical mais également dans celui des formes visuelles. Expression de la louange de l'Église satisfaisant la sensibilité populaire (couleurs et habits liturgiques, vitraux, gestes etc...). Luther étant lui-même très tolérant dans ce domaine qu'il considérait comme secondaire.

Peut-on dire qu'il existe toujours aujourd'hui une différence entre la messe catholique et le culte protestant inspiré de Luther ? Peut-être dans la mesure où, pour les catholiques, la messe représente toujours une "montée vers le sacrifice eucharistique" qui en est le sommet, alors que pour les protestants qu'inspire Luther, le culte reste davantage une célébration dont les deux pôles d'égale importance sont, non seulement l'eucharistie, mais également la prédication, la Parole qui l'éclaire.

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:44

La confession d'Augsbourg

LA CONFESSION D AUGSBOURG Une Confession de Foi Présenté à Augsbourg par certains Princes et Cités à Sa Majesté Impériale Charles V en l'An 1530 « Devant des rois je parlerai de tes exigences, et je n'aurai pas honte. » Psaume 119, 46. Table des matières. Page de présentation. Entretien

LA PREMIÈRE PARTIE: ARTICLES FONDAMENTAUX DE LA FOI ET DE LA DOCTRINE ---Article 1. -- De Dieu ---Article 2. -- Du Péché Originel ---Article 3. -- Du Fils de Dieu ---Article 4. -- De la Justification ---Article 5. -- Du Ministère de la Parole ---Article 6. -- De la Nouvelle Obéissance ---Article 7. -- De l'Église ---Article 8. -- Ce qu'est l'Église dans le Monde ---Article 9. -- Du Baptême ---Article 10. -- De la Sainte-Cène ---Article 11. -- De la Confession ---Article 12. -- De la Repentance ---Article 13. -- De l'emploi des Sacrements ---Article 14. -- Du Gouvernement de l'Église ---Article 15. -- Des Rites Ecclésiastiques ---Article 16. -- Du Gouvernement Civil ---Article 17. -- Du Retour du Christ pour le Jugement ---Article 18. -- Du Libre Arbitre ---Article 19. -- De l'Origine du Péché ---Article 20. -- De la Foi et des Bonnes Œuvres ---Article 21. -- De l'Invocation des Saints CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE: ARTICLES QUI SONT CONTESTÉS ET OÙ L'ON TRAITE DES ABUS QUI ONT ÉTÉ CORRIGÉS INTRODUCTION ---Article 23. -- Du Mariage des Prêtres ---Article 24. -- De la Messe ---Article 25. -- De la Confession ---Article 26. -- De la Distinction des Aliments ---Article 27. -- Des Vœux Monastiques ---Article 28. -- Du Pouvoir des Évêques CONCLUSION ET SIGNATURES

(On trouvera le texte complet de cette confession centrale des églises Luthérienne à l’adresse suivante)

Retenons l'article 7 "De l'Église" qui nous paraît important pour 3 raisons

1- Il est placé après l’article 5 sur le "ministère de la Parole"

C'est la démarche centrale de la réforme de Luther. D’une part contre le subjectivisme piétiste qui lie le Saint Esprit à nos états d’âmes et nos sentiments pieux. Et d’autre part contre le catholicisme qui lie un peu trop l’Esprit à l’institution romaine dont il prétend qu’elle est l’incarnation continuée du Christ et qui la rend sourde aux appels de l’Evangile.

2- En son cœur, un nouvel enseignement très simple sur l’Église

L’Église y est définie comme la communauté ou l’assemblée de tous les chrétiens du monde entier, ou encore comme la chrétienté physiquement dispersée mais spirituellement rassemblée dans un seul Evangile. Localement, l’Église sera un événement toujours actuel de l’Esprit lié « à un enseignement juste et une administration fidèle des sacrements ».

Papes, évêques et pasteurs sont au service de cette église là, localement, et dans le monde entier. N’oublions pas que nous sommes avant le Concile de Trente et Luther pense encore possible la réformation de l’Église romaine. Ainsi Luther ouvrait-il la voie de l’œcuménisme moderne.

3- Il est complété par l’article 8 sur « le bon grain et l’ivraie »

Cet article précise en effet que sur cette terre, une partie de l'Église reste composée d’hommes et de femmes que la grâce transforme en "bon grain " de la parabole évangélique (Matthieu 13:25-30). Mais co-existent également dans l’Église des hypocrites et des pécheurs qui sont comme "l'ivraie et la mauvaise herbe". C'est pourquoi il est important que le bon grain accepte de co-exister avec l'ivraie . Car même le bon grain reste un "pécheur pardonné" qui attend tout de la grâce de Dieu pour lui et les autres.

Et cela contre certaines sectes (Les Donatistes) qui s’isolent dans une pureté religieuse ou moralisante, et qui, se mettant à la place de Dieu, distribuent des excommunications. Une tendance que nous retrouvons dans certains mouvements contemporains qui trouvent ici une invitation à la tolérance.


Et aujourd'hui ?

Dans le monde

Les principaux pays luthériens : Suède, Norvège, Allemagne, Finlande, Danemark, Islande, Estonie, Lettonie.

Les plus grands associations mondiales des Églises luthériennes sont la Fédération luthérienne mondiale (FLM), dont sont membres l'EELF et l'EPCAAL ; l'International Lutheran Council (ILC), dont l'Église Évangélique Luthérienne Synode de France et de Belgique est membre ; et la Confessional Evangelical Lutheran Conference (CELC).


En France

Les luthériens représentent une partie du protestantisme français. Ils sont surtout situés en Alsace et en Moselle, avec l'Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine.

Ils sont aussi présents, dans une moindre mesure, dans la « France de l'intérieur », essentiellement au sein de l'Église évangélique luthérienne de France, composée de 35 000 membres répartis dans les inspections ecclésiastiques de Montbéliard (nord de la Franche-Comté) et de Paris (laquelle regroupe également les paroisses de Lyon, Marseille et Nice).

Ces deux Églises sont membres de la Fédération luthérienne mondiale et de la Fédération protestante de France.

Les luthériens sont aussi présents au sein de l'Église Évangélique Luthérienne Synode de France et de Belgique (EEL-SFB), composée de 1 000 membres en communion avec l'International Lutheran Council (ILC).

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:48


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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Lun 12 Nov - 15:49

Appendice : sur la croix huguenote

Ses origines restent mystérieuses. Il semble qu'elle ait été imaginée par l'orfèvre nîmois Maystre qui habitait 4 rue du Marché en 1688 (trois ans après la Révocation de l'Edit de Nantes). Son succès fut immédiat, d'autant plus qu'elle échappait aux persécutions car elle dérivait d'une décoration à la fois officielle et catholique (la croix de l'ordre du Saint-Esprit). D'autre part, elle permettait d'avoir sur soi une croix différente de la croix catholique abhorrée. Elle est par excellence le bijou protestant.

La croix huguenote, appelée ainsi depuis la fin du XIXe siècle, est composée d'une croix de Malte, les branches sont reliées entre elles par un motif circulaire sur lequel on distingue 4 fleurs de lys (comme sur la croix de l'ordre du Saint-Esprit) et qui forme entre chaque branche un coeur, à la fois symbole de l'amour de Jésus pour nous et rappel de son commandement aimez-vous les uns les autres (Jean XIII,34). Les pointes aux extrémités de chaque branche sont arrondies en forme de boules et au nombre de huit comme les béatitudes.

En bas, la colombe en pendentif représente évidemment le Saint-Esprit qui descend du ciel sur nous.

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Mar 13 Nov - 12:11

Et les autres caractéristiques protestantes, comme le non-culte des Saints (pas de statues par exemple), et même pas le culte de Marie, elles proviennent aussi de Luther, ou bien c'est venu plus tard ?
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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Mar 13 Nov - 12:17

C'est des l'origine car les saints et leur culte etaient à l'origine des derives des indulgences et autres (car intercesseurs auprès de Dieu), idem pour la vierge. Car pour Luther seul compte la foi, les ecritures, le Christ et la grace. En gros le reste ne compte pas.

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MessageSujet: Re: Le Lutheranisme   Aujourd'hui à 2:59

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