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 Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)

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calbo
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MessageSujet: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeJeu 19 Avr - 0:22

Rares sont, dans l'histoire de la musique, les compositeurs qui, comme Gluck, souffrent curieusement d'un désintérêt du public alors même qu'ils sont universellement considérés comme des réformateurs ayant exercé une influence majeure. Bien qu'à notre époque on soit particulièrement attentif aux musiciens dont l'oeuvre fut une source de renouvellement du langage et quoiqu'on ait entrepris depuis 1945 un important mouvement de redécouverte des compositions tombés dans l'oubli , le nom de Gluck reste malgré tout, aujourd'hui encore, peu connu; nombreux sont même les amateurs de musique classique qui ignorent l'essentiel de sa production et se contentent de détails anecdotiques au sujet de son existence. Le nombre de compositeurs célèbres en leur temps mais, victimes aujourd'hui d'un manque d'attention à la mesure de cette notoriété passée est symptomatique. Aucun parmi ces compositeurs-sauf, peut-être, Alessandro Scarlatti (1660-1725)- ne possède cette dimension exceptionnelle qui caractérise Gluck. Du point de vue de la "musique vivante", c'est-à-dire celle qu'on interprète ou on écoute, la production de Gluck se réduit presque exclusivement à son opéra Orfeo, la seule oeuvre que connaissent en général ceux qui se disent familiarisés avec ce compositeur.
On sait peu de chose des années d'enfance de Christoph Willbald Gluck. Son lieu de naissance lui-même a été l'objet de contestations et il est admis aujourd'hui qu'il est né à Erasbach, dans le Haut-Palatinat, le 2 juillet 1714. Fils d'un garde forestier, Gluck manifeste très tôt un grand intérêt pour la musique; en effet, après un séjour à Prague où, semble-t-il, il fréquente l'Université, il entre en 1736 au service du jeune prince Ferdinand Philipp Lobkowitz comme musicien de chambre. Son bref séjour à Vienne lui permet en outre d'entrer en relation avec nombre de personnages influents.
A Vienne, l'empereur Léopold Ier puis son fils l'empereur Charles VI -qui a lutté contre Philippe V pendant la guerre de Succession espagnole (1701-1714)- imposent leur goût pour l'opéra italien. C'est probablement en raison de ce contexte musical que Gluck décidera de se rendre en Italie afin de perfectionner sa connaissance de la musique propre à cette nation. L'occasion lui en sera fournie par le prince lombard Antonio Maria Melzi, qui l'engage comme musicien de chambre et l'emmène à Milan en 1737. Gluck réside en Italie pendant huit ans; il consacre les quatre premières années à sa formation, notamment auprès de Giovanni Battista Sammartini. Par la suite, il collaborera avec Giovanni Battista Lampugnani, peu avant que celui-ci ne gagne Londres pour succéder à B. Galuppi à la tête du King's Theatre. En 1741, Gluck donne son premier opéra, Artaserse; l'oeuvre est bien accueillie et lui confère même une certaine notoriété, que le succès de ses nouveaux opéras viendra encore confirmer. Après s'être familiarisé avec le type d'opéra en vogue alors dans presque toute l'Europe, Gluck se rend à Londres en 1745 avec son ancien protecteur, le prince Lobkowitz. A cette occasion, il rencontre Haendel et donne la première de son opéra La Caduta dei Giganti (1746). Cet ouvrage n'enthousiasme pas le public, et Haendel lui-même n'hésite pas à affirmer que "Gluck maîtrise moins bien la science du contrepoint que son propre cuisinier". Le second opéra londonien de Gluck, Artamene (1746) ne recevra pas un meilleur accueil. Au cours de cette période, Gluck se consacre également à une activité d'interprète. C'est en effet une chose assez singulière que de relever son intérêt pour l'harmonica de verre (glass harmonica), qui consiste en une série de coupes de cristal dont on frotte le bord avec un doigt mouillé. Les biographes se plaisent en effet à relater son succès triomphal à Londres au moyen de cet instrument grâce auquel Gluck parvenait en 1746 à "exécuter tout ce qui se joue au violon ou au clavecin". Cette année-là, Gluck quittera l'Angleterre pour parcourir le nord de l'Europe, s'associant alors à une compagnie d'opéra italien qui l'entraînera dans diverses villes, Dresde, Hambourg et Copenhagen. A Dresde, il montera un opéra intitulé Le Nozze d'Ercole e d'Ebe (1747). Pour la réouverture du Burgtheatre de Vienne, le 14 mai 1748, il présentera Semiramide riconosciuta et c'est à Copenhagen qu'il donnera La Contesa dei Numi, pour célébrer les fêtes en l'honneur de la naissance du prince héritier du trône danois, le futur Christian VII, né en 1749.
L'année suivante, Gluck est de retour à Vienne où il se marie avec Marianna Pergin, riche héritière, qui met ainsi le compositeur à l'abri d'une vie errante et précaire. Sa renommée internationale est déjà considérable et il reçoit des commandes de l'étranger, comme celle qu'on lui a fait parvenir de Naples pour commémorer le jour de la fête du roi Charles- Le futur Charles III d'Espagne- en 1752. A cette occasion, Gluck écrira, sur un texte de Métastase intitulé La Clemenza di Tito, l'une des plus remarquables partitions datant de cette époque de sa vie. Légerèrement modifié, ce livret servira également à Mozart lorsqu'il composera son opéra du même nom en 1791. Cet opéra de Gluck va apparaître comme excessivement "savant" aux Napolitains, qui l'applaudiront quand même en raison de la brillante interprétation des certaines arias pour le castrat Caffarelli. Gluck reprendra d'ailleurs par la suite l'une de ces arias, Se mai senti spirati nel volto dans l'opéra Iphigénie en Tauride, chef d'oeuvre de la réforme qu'il va entreprendre; cela indique que dès cette période déjà, Gluck est en train de pressentir son nouveau style. Le célèbre Pietro Trapassi, dit Métastase (1698-1782), poète officiel de la cour de Marie-Thérèse d'Autriche, est considéré à cette époque de façon incontestée comme le meilleur librettiste. Ses livrets d'opéra sont régulièrement mis en musique par des compositeurs de tous les pays. Le seul Aetasere connus 107 versions musicales! Métastase lui-même semble avoir été enclin à ce que les compositeurs réduisent les excessives ornementations vocales des personnages afin de s'adapter plus harmonieusement aux exigences du texte. En dépit de cette position de principe, la beauté de la voix continue à représenter l'élément décisif qui caractérise l'opéra italien, primant ainsi sur toute autre considération esthétique. Les chanteurs, surtout les sopranistes et les castrats dont la voix peut rivaliser avec l'agilité de la voix féminine la plus aïgue, emportent toutes les admirations au détriment des autres aspects du spectacle. La nature même du discours musical se trouve assez souvent déformée et même obscurcie par de véritables cascades d'ornementations vocales- trilles, roulades, "passagio", etc.- exécutées par des virtuoses qui n'ont d'autre souci que d'assurer et de rehausser leur éclat personnel. Ces excès ont pourtant déjà fait l'objet de critiques: en 1720, Benedetto Marcello a en effet ridiculisé cette pratique abusive dans son essai Il Teatro alla Moda. En règle générale, cependant, cette forme d'opéra va subsister, car elle jouit de la faveur de presque tous les publics européens. Seul l'opéra français, jusqu'à un certain point, constitue une exception à cet état d'esprit déliquescent. Dès l'époque de Lully, il se caratérise en effet par une certaine sobriété du chant entraînant une réticence aux prestations des castrats, ainsi que par de nombreux ballets et une plus large participation chorale et orchestrale. L'opéra français, souvent discrédité par la plupart des mélomanes européens qui l'ont découvert à Paris, réussira malgré tout à s'imposer dans quelques cours francophiles, comme celle de Parme, où règne Philippe de Bourbon , fils de Philippe V d'Espagne, qui reste très attaché à la culture française. A l'époque commence également à se diffuser le style plus léger du vaudeville français, très bien accueilli par Marie-Thérèse à sa cour viennoise. Aussi Gluck va-t-il non seulement s'intéresser à ce genre, mais également s'y consacrer avec des oeuvres comme L'Ivrogne corrigé (1760), Le Cadi dupé (1761); en 1764, il donnera l'opéra-comique La Rencontre imprévue. Cependant, au cours de ces années, Gluck va demeurer un compositeur assez sensible au style italien en vigueur dans toute l'Europe. C'est en effet en 1756, lors d'un voyage à Rome, qu'il est nommé chevalier de l'Ordre de l'Eperon d'or par le pape Benoît XIV, en raison du succès remporté dans cette ville par son opéra Antigono. Cet ouvrage pourrait avoir été signé par l'un des compositeurs les plus célèbres de l'époque, comme Hasse, Jommelli ou Traetta. Il révèle toutefois la marque de Gluck en ce qu'il témoigne d'une certaine retenue dans l'usage des effets les plus spectaculaires du vocalisme, retenue qui prouve combien le compositeur était déjà décidé à mettre un point final aux improvisations alors en usage chez les interprètes. Gluck s'achemine vers la cinquantaine, âge de la pleine maturité, et qui ne s'est pas encore démarqué véritablement du style de ses contemporains. C'est pourtant à cette époque que va se produire une coupure fondamentale, changement qui n'est pas encore totalement expliqué, et que l'on a attribué tantôt à sa propre motivation, tantôt à l'influence d'un librettiste établi à Vienne, Ranieri de' Calzabigi (1714-1795).
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeJeu 19 Avr - 0:23

Vraisemblablement, tout commence lorsqu'en compagnie du comte Giacomo Durazzo, intendant de la cour viennoise en même temps que poète d'un certain talent (il collabora à l'opéra L'Innoncenza giustificata [1755]), Ranieri de' Calzabigi décide d'ébranler l'autorité dont jouit alors Métastase à la cour impériale. Ensemble, ils réussissent à gagner Gluck à leur cause, lequel n'en continue pas moins d'entretenir de bonnes relations avec Métastase. Tous trois veulent réaliser des opéras d'un nouveau style susceptibles de montrer les faiblesses des livrets traditionnels élaborés par Métastase en même temps d'éliminer les excès de l'opéra italien de l'époque. Calzabigi va donc écrire un texte simple et souple, s'inspirant du mythe d'Orphée, tout en respectant la tradition d'un finale heureux qui est de règle à la cour de Vienne comme partout ailleurs. Rappelons au souvenir du lecteur que la naissance de l'opéra comme genre spécifique est associée à ce thème littéraire, puisque Monteverdi composa son Orfeo sur un livret d' A. Striggio en 1607. Ainsi va-t-on donner à la cour de Vienne, le 5 octobre 1762, l'opéra Orfeo ed Euridice. La représentation sera bien accueillie, mais ne produira pas les effets spectaculaires qu'en espéraient les auteurs. Calzabigi chercha à jouer le rôle d'instigateur de cette réforme; or ses idées auraient été finalement de peu d'importance si Gluck n'avait pas lui- même été persuadé de la nécessité de cette rénovation et ne l'avait pas assumée par un effort personnel.
Gluck et Calzabigi vont à nouveau s'associer pour un troisième opéra: Paride ed Elena, créé en 1770 et dont on ne se souvient aujourd'hui que d'une très belle aria: O del mio dolce ardor.Calzabigi cesse de collaborer avec le compositeur après cette troisième création commune, et, dès lors, Gluck continuera seul à mener à bien sa réforme de l'opéra. Aussi décide-t-il de s'installer à Paris; il connaît la capitale française, car il y est déjà venu en 1764, date à laquelle l'éditeur parisien Duschene a publié la partition de son Orfeo ed Euridice. D'autre part, il semble être conscient de l'affinité de ses vues avec le goût français cultivé de part l'art de Lully puis de Rameau. L'opéra français d'alors est en train de subir les assauts redoublés d'un courant d'italianisme soutenu par les Encyclopédistes et Rousseau à leur tête. Pour ceux-ci, la seule attitude véritablement défendable sur le plan musical réside dans la reconnaissance de la supériorité de l'opéra italien. Cette position résulte du fait, désagréable mais incontestable selon Rousseau, que la langue française ne convient pas à l'opéra. Il est piquant de rappeler à ce sujet la phrase célèbre de Jean-Jacques Rousseau: " Les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir, ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux!" (1753). Gluck va quant à lui se ranger au parti adverse et donner habilement à l'Opéra de Paris son Orfeo (août 1774), ainsi qu'un nouvel opéra "réformé" en langue française précédant de quelques mois cette audition. Il compte bénéficier de l'appui de l'épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette, fille de Marie-Thérèse d'Autriche qu'il connaît depuis son séjour à la cour viennoise. Marie-Antoinette, effectivement, ne manquera pas de soutenir son ancien professeur de musique en même temps qu'elle servira les intérêts de la France en contribuant à restaurer la grandeur de l' opéra seria national; parallèlement, elle ne manquera pas de combattre la cabale des Encyclopédistes, dont l'attitude critique envers l'art musical français ne fait que renforcer d'autres attaques plus profondes sur le plan politique. Gluck réussit donc, après de longues démarches, à ce que son nouvel opéra, Iphigénie en Aulide soit accepté à l'Opéra de Paris. Son amitié avec la souveraine lui permettra de surmonter les tensions qui vont surgir au cours des répétitions. Le compositeur se montre en effet d'autant plus exigeant et intransigeant qu'il sait pouvoir compter sur le soutien alors indéfectible que lui accorde la cour. La présence de Marie-Antoinette à la première, qui a lieu le 19 avril 1774, va placer le parti musical adverse dans l'obligation d'assister également au spectacle: l'opéra connaît un grand succès le jour même de sa création, malgré que l'on ait craint une certaine réserve. L'ouvrage finira même par s'imposer définitivement en raison de la remarquable qualité de cette partition. Peu après, Orfeo ed Euridice devient un opéra français: Orphée. Le rôle principal y est désormais tenu par un ténor, alors que dans la version viennoise, conformément à l'ancien style, il a écrit pour un castrat ayant une voix de contralto. D'un autre côté, Gluck voit croître sa célébrité à Paris; il publie même des articles musicaux dans le Mercure de France, et ses nouveaux opéras sont vivement attendus. En 1776, il produit Alceste en version française, ne lui faisant que de légères modifications. Il manifeste l'année suivante un nouvel élan admiratif à l'égard de ses prédécesseurs appartenant à l'école française en prenant comme livret pour son Armide (1777) un ancien texte de Quinault (1635-1688), le librettiste de Lully.
Pour les tenants de l'italianisme, ces succès sont humiliants, et ils décident alors de se regrouper autour d'un compositeur italien de réputation internationale qui vient d'arriver à Paris: Nicolas Piccinni. Celui-ci célèbre auteur de La Cecchina ossia La buona Figliuola (1760), sur un livret de C. Goldoni, a ému une grande partie de l'Europe avec cette partition, comme avec beaucoup d'autres oeuvres. Les piccinnistes vont dès lors s'organiser pour combattre les gluckistes. Toutefois, Gluck et Piccinni n'accepteront de se brouiller pour ces querelles surgies bien malgré eux, ce qui permettra d'éviter que ne surviennent des situations trop embarrassantes. Une certaine ébullition ne va pas pour autant cesser de se manifester entre les deux camps, surtout lorsque l'on apprendra que les deux compositeurs préparent chacun parallèlement une version d'Iphigénie en Tauride. La première a être créée sera la version de Gluck, elle aura lieu en 1779 tandis que l'oeuvre de Piccinni sera donnée en 1781. L'histoire immédiate retient Piccinni comme vainqueur, alors que le temps donnera raison à Gluck. Gluck, bien que fatigué, proposera encore de nouvelles oeuvres: Echo et Narcisse, créée la même année qu' Iphigénie, sera cependant assez mal accueillie, et la cour ainsi que le public se plairont bientôt à assister à d'autres joutes entre Piccinni et Sacchini... En 1781, le compositeur reviendra finalement à Vienne où il fera la connaissance de Mozart et recevra la visite de plusieurs auteurs renommés, dont J.F. Reichardt et A. Salieri. Après plusieurs attaques, la première l'ayant atteint en 1779, Gluck s'éteindra le 15 novembre 1787.

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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeJeu 3 Mai - 0:27

Cette article est très interessant.
Quoique pas très lisible, il en reste très bon.

J'ai étudié Gluck à l'université. Un homme chouette qui m'a permi d'avoir 3/20 à un partiel. pig
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Jean
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeMar 28 Aoû - 20:35

Pour en revenir à Gluck que nous évoquions récemment à propos d'une participation (ultra brève!) d'Alexia Cousin dans Iphigénie en Tauride..j'ai vu qu'à Strasbourg vous aurez l'Iphigénie en Tauride..en mais prochain je crois!...Veinard , car c'est une musique magnifique..comme pas mal d'opréra de Gluck , bien trop peu joué comme le faisait remarqué Calbo!
Les deux Iphigénie sont parmi ses chef-d'oeuvre!
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Bertrand
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeMar 28 Aoû - 21:38

Eh bien viens à Strasbourg ! On peut s'arranger pour les billets et pis ce serait une super occasion de se voir, les autres membres aussi d'ailleurs !

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Peut-etre que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeJeu 19 Fév - 23:56

Orphée et Eurydice dans sa version pour ténor, dir. Marc Minkowski, Richard Croft en Orphée (Archiv 2004)
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Voici un opéra que j’écoute avec plaisir. - Critique de Richard Martet
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Jean
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeVen 20 Fév - 11:36

Je ne connais pas cette version Crying or Very sad ...qui doit en effet bien en renouveler l'approche!
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calbo
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeVen 20 Fév - 11:50

Moi non plus. Minko est pourtant excellent dans ce type de répertoire
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeVen 20 Fév - 23:52

J'apprécie à tel point que je viens de me procurer la version originale en italien par Frieder Bernius (Sony 1992) alors que Minkowski donne la version en français rallongée par Gluck lui-même. Ma première impression est que chœurs sont de toute beauté, les solistes me paraissent plus quelconques (Nancy Argenta et Michael Chance).
Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) 410EPMJK39L._SL500_AA240_
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeSam 21 Fév - 0:11

Effectivement Michael Chance n'est sans doute ^pas le meilleur Orphée!...Je suis toujours fan de la version Mackerras avec Maureen Forrester, fabuleux Orphée et Teresa Stich-Randall merveilleuse Eurydice..C'est chanté en italien,...sans doute la version "longue" complétée par Gluck?...Je ne sais pas trop...mon livret est en anglais Embarassed
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeSam 21 Fév - 0:22

La version longue, c'est (d'après mon livret) la version française qui a été retouchée pour correspondre à la déclamation française et rallongée pour le spectacle de l'Académie Royale. L’œuvre est donc un peu différente en français, de toute manière plus longue : au disque 65 et 44 minutes contre 48 et 34 pour la version de Vienne.
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeSam 21 Fév - 0:56

je crois lire dans mon commentaire que cette version est une mixture de la version francaise et italienne:
"It is this mixture of te French and Italian versions, re-arranged by Berlioz and others, which is normally performed today. As the present recording was made in Vienna and all in the original copies of Gluck's Viennese Italian version were available for srcutiny in the Vienna Nationnal Library , we decided yhat it would be truer to the composer's intentions to reccord the original Viennese Italian version in its entirety, only having recourse to the French version in three cases when Gluck, inspired by the greather resources of the Paris Opera."....
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeSam 21 Fév - 1:06

Bernius donne la version originale de 1762.
Si je comprends bien, ta version est celle de 1762 (sans les arrangements de Berlioz) sauf qu'on n'a pas renoncé à ce que Gluck a rajouté dans la version française. Un peu bizarre de créer une nouvelle version alors que Gluck en a déjà fait deux ! Mais si le résultat est probant...
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeSam 21 Fév - 1:12

oh le résultat me parait très probant...et quand j'en écoute d'autres (j'ai eu celle de Jacobs avec Bernarda Fink qui doit être la même que celle de Bernius)...j'ai toujours la sensation qu'elles sont emputées!
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Déc - 0:41

Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) 0028947754152

peut être un peu moins indispensable que l'Orphée ...mais assez voisin par la forme: que des femmes avec le choeur intervenant frequemment et quelle belle interprétation!!
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Déc - 0:59

Il y a en tout cas la voix de Magdalena Kožená, c'est déjà quelque chose !
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Déc - 1:07

oui ce n'est pas le moindre atout de cet enregistrement!!
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Déc - 1:13

Et il y a Magdalena Kožená, ce qui n'est pas rien !
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeDim 27 Juin - 21:51

Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) 0028945961620

je viens de réécouter cet Armide de Gluck , dont semble t'il l'enregistrement ci dessus est le seul disponible .
Quand on voit la liste des opéras de Gluck on est impressionné par la quantité...et quand on les écoute (mais il y en a bien peu d'enregistré Wink ) on l'est par leur qualité (en tout cas en ce qui me concerne Wink . ...Et cette "Armide" ne faillit pas!...
Gluck a utilisé le même livret de Quinault qui a servit à Lully.
Très peu de récitatifs, beaucoup d'ensemble duos, trios,..., des choeurs somptueux. Toute une palette de sentiments: de la passion, la rage ou la haine, la pâix buccolique!...magnifiquement servi par cet enregistrement où il est bien difficile de trouver des failles!
EN plus de Mireille Delunsch, Charles Workman, Laurent Naouri, on y entend aussi Françoise Masset, Ewa Podles,Yann Beuron, Vincent Le Texier, Magdalena Kozena dans un petit rôle, Nicole Haeston, Valérie Gabail, tous dans une prononciation française impeccable...

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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeDim 27 Juin - 23:19

Je ne connais que l'Orphée, que j'aime d'ailleurs !
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joachim
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Juin - 12:46

Je l'ai réécouté hier soir, mais personnellement, sur les deux CD, il n'y a que le second (actes 4 et 5) qui m'enchante vraiment, avec notamment les pages orchestrales (musette, chaconne, sicilienne) que je trouve géniales. Je reproche à cet opéra, qui ressemble à un Rameau quelque peu modernisé, une trop grande présence d'Armide (évidemment, c'est l'héroïne !) dans les trois premiers actes, avec des arias solistes interminables. Heureusement que la fin "rattrape" un peu l'ennui du début !
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Jean
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitimeLun 28 Juin - 15:53

là tu exagères Wink ...c'est musicalement loin de Rameau et tout à fait du Gluck!....et pour les arias interminables , le plus long fait 3' 50...et les autres ne dépassent pas souvent les 1 minute confused ...coté longueur des arias il est largement battu par Haydn et Mozart...et avec la quinzane de personnages , Armide est loin d'occuper toute seule la scène!! Wink
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MessageSujet: Re: Christoph Wilbald Gluck (1714 1787)   Christoph Wilbald Gluck (1714 1787) Icon_minitime

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