Universalis

Un forum pour parler librement de musique classique
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Pierre Jacques Étienne Cambronne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bertrand
Administrateur et Mahlerien du forum
Administrateur et Mahlerien du forum


Nombre de messages : 14526
Age : 33
Localisation : A Strasbourg dans mon musée imaginaire
Date d'inscription : 12/02/2007

MessageSujet: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Jeu 20 Déc - 23:24

Pierre Jacques Étienne Cambronne, devenu Pierre, vicomte Cambronne, est un général d’Empire, né à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes (Loire-Atlantique) le 26 décembre 1770 et mort à Nantes le 29 janvier 1842.

Destiné au commerce, il s'enrôle dans un bataillon de volontaires nantais dans les grenadiers en 1792, qui allait se battre contre les rebelles de la Vendée ; il sert sous les ordres de Dumouriez en Belgique, en Vendée, participe à la bataille de Quiberon.

D'une bravoure remarquable, il parvient rapidement au grade de capitaine. La Vendée pacifiée, il s'embarque pour l'expédition d'Irlande sous les ordres de Hoche en 1796.

Il passe ensuite à l'armée des Alpes sous les ordres de Masséna, où il se fait remarquer à la tête d'une compagnie de grenadiers à la bataille de Zurich (1799).

Il passe ensuite puis à l'armée d'Helvétie, où il enlève une batterie russe avec une poignée d'hommes. Il voit périr à ses côtés La Tour d'Auvergne, et refusa le titre de premier grenadier de France que ses soldats voulaient lui donner.

Colonel à Iéna, il est nommé major commandant du 3e régiment de voltigeurs de la Garde en 1810 et fait baron la même année et participe pendant deux ans à la Campagne d'Espagne.

Il rejoint la Grande Armée pendant la campagne de Russie. Il y commande le 3e régiment de voltigeurs et participe aux batailles de Bautzen, Dresde, Leipzig, avant d'être nommé général à la Bataille de Hanau.

Nommé major de la Garde impériale en 1814, il prend part à toutes les opérations de la campagne de 1814, il est blessé plusieurs fois.

Fidèle parmi les fidèles à l'Empereur, il est commandant militaire (dirigeant la garde impériale et la place de Porto-Ferraio) de l'île d'Elbe en 1814-1815. Il accompagne Napoléon Ier en 1815 lors de son retour sur le continent, et commande l'avant-garde de sa petite armée.

Il prend la forteresse de Sisteron (5 mars). Arrivé à Paris, il est nommé comte par Napoléon. Il est aussi décoré du grand cordon de Légion d'honneur et lieutenant-général, mais il refuse ce dernier grade.

Commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo, sommé de se rendre par le général britannique Colville, il répondit d'abord :

« La garde meurt mais ne se rend pas ! »

Puis, devant l'insistance du Britannique, il fait une réponse aussi énergique que concise, aujourd'hui connue comme le « mot de Cambronne » qu'il nia cependant toute sa vie avoir faite,

« Merde ! »

Sa détermination provoqua l'admiration des Britanniques, qui firent tout pour le capturer. Grièvement blessé, il est en effet fait prisonnier après le massacre des derniers carrés.

Plus tard, il ironise sur la phrase qui lui a été attribuée : "Je n'ai pas pu dire 'la Garde meurt mais ne se rend pas', puisque je ne suis pas mort et que je me suis rendu", citée dans Levot, biographie bretonne, 1900, retranscrite dans le dictionnaire de la bêtise


À propos du mot de Cambronne

On a souvent contesté la réponse qui a illustré Cambronne. S'il ne la prononça pas textuellement, il en dit le sens dans le langage énergique du soldat. La paternité de cette réponse, devenue honorable, fut disputée et valut même un procès aux descendants de Cambronne, par ceux du général Michel. Le Conseil d'État ne trancha pas.

Le témoignage d'Antoine Deleau semble sujet à caution, car paru après la première édition des Misérables.

Soigné par Mary Osburn, une infirmière d'origine écossaise, durant sa captivité, Cambronne l'épousa, et lui aurait alors juré ne pas être l'auteur de cette réplique. Ce qui lui aurait valu de recevoir une montre en cadeau.

Cette grossièreté héroïque a inspiré une pièce à Sacha Guitry, Le Mot de Cambronne. Comme elle est en vers et que le mot en question ne possède qu'une seule rime (« perde »), l'oreille du spectateur est évidemment aux aguets.

On trouve aussi une allusion dans L'Aiglon d'Edmond Rostand. Au cours d'un bal à la Cour de Vienne, deux invités évoquent la Cour de Napoléon :

Un paillasse, avec le plus aristocratique dégoût
Et cette cour qu'en un clin d'œil il fagota !

- Tiburce
Quand on y parlait titre, étiquette, Gotha,
Mon cher, pour vous répondre, il n'y avait personne !

- Flambeau, (doucement)
Il n'y avait donc pas le général Cambronne ?

Que le mot soit authentique ou non, le nom du général y est maintenant indissociablement attaché, à ce point qu'il est devenu un euphémisme (« Oh, et puis Cambronne à la fin ! ») et l'on trouve parfois le verbe cambronniser.

Et comme le mot est censé porter chance à celui à qui on le dit, Tristan Bernard a eu cette constatation désabusée :

Cambronne, on y pense avec peine,
Ne se montra pas bien français :
Crier aux ennemis le mot qui porte veine,
C'était fatalement assurer leur succès.


Conduit en Angleterre, il écrit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France. Il revient sans avoir reçu de réponse, est arrêté, conduit à Paris, traduit devant le conseil de guerre et acquitté. Il est libéré pour pouvoir assister à son procès pour trahison (attaque de la France à main armée) en France. Défendu par le royaliste Berryer, il est acquitté le 26 avril 1816.

En 1820, Louis XVIII le nomme commandant de la place de Lille avec grade de maréchal de camp, puis le fait vicomte au mois d'août 1822. Il prend sa retraite dans sa ville natale, avant de mourir à Nantes le 28 janvier 1842. Son nom est inscrit sur la porte Nord de l'arc de l'Étoile.

Le roi Louis-Philippe Ier, par une ordonnance du 5 décembre 1842, a autorisé la ville de Nantes à élever une statue en l'honneur de ce général. Elle est inaugurée en 1848.


Blessures et décorations

Il est blessé :

d'une balle à la cuisse à la bataille de Bar-sur-Aube (27 février 1814) ;
d'un éclat de mitraille à la cuisse, d'une balle au bras gauche, d'une autre balle au corps, et d'un coup au corps, à la bataille de Craonne le 6 mars 1814.

Légion d'honneur :

chevalier le 14 juin 1804 ;
officier le 16 janvier 1807 ;
commandeur le 6 avril 1813 ;
grand officier le 1er avril 1815.

_________________
Peut-etre que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.classiquenews.com/public/homepage.aspx
Jean
Sage du forum
Sage du forum


Nombre de messages : 12126
Age : 73
Localisation : Hte Savoie
Date d'inscription : 10/04/2007

MessageSujet: Re: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Jeu 20 Déc - 23:25

Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

Et en plus ce n'est qu'une fausse rumeur!!! Evil or Very Mad


Dernière édition par le Jeu 20 Déc - 23:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bertrand
Administrateur et Mahlerien du forum
Administrateur et Mahlerien du forum


Nombre de messages : 14526
Age : 33
Localisation : A Strasbourg dans mon musée imaginaire
Date d'inscription : 12/02/2007

MessageSujet: Re: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Jeu 20 Déc - 23:26


_________________
Peut-etre que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.classiquenews.com/public/homepage.aspx
joachim
Le Chevalier mélomane
Le Chevalier mélomane


Nombre de messages : 1195
Age : 70
Localisation : Nord (Avesnois)
Date d'inscription : 01/05/2007

MessageSujet: Re: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Ven 21 Déc - 16:13

Quand même, un aussi grand Français (avec un grand "F"), n'être connu actuellement que pour un mot qu'il n'a peut-être pas prononcé, c'est triste...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bertrand
Administrateur et Mahlerien du forum
Administrateur et Mahlerien du forum


Nombre de messages : 14526
Age : 33
Localisation : A Strasbourg dans mon musée imaginaire
Date d'inscription : 12/02/2007

MessageSujet: Re: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Ven 21 Déc - 17:31

C'est ce que je reproche aux vulgarisateur de l'histoire, de trop laisser de place aux images d'Epinal...

_________________
Peut-etre que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.classiquenews.com/public/homepage.aspx
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pierre Jacques Étienne Cambronne   Aujourd'hui à 6:45

Revenir en haut Aller en bas
 
Pierre Jacques Étienne Cambronne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jacques-Pierre-Joseph Rode (1774-1830)
» disparition de Jacques Kailua
» [CINEMA] Jacques Mesrine
» Le Diable amoureux de Jacques Cazotte.
» Pierre Boulez Chef d'Orchestre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Universalis :: Les Archives de l'Histoire-
Sauter vers: